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Quelle est l’origine de la douleur aigüe ?

Une compréhension à jour des mécanismes qui influencent une expérience douloureuse est primordiale. Surtout quand on traite des patients dont les plaintes principales sont la douleur. En plus de comprendre des mécanismes neurophysiologiques avancés, pouvoir le transmettre de manière simple et didactique au patient peut l’aider à mieux appréhender sa symptomatologie et répondre à de nombreuses interrogations. La compréhension est un outil primordial dans la voie de la guérison. Essayons-nous à cet exercice :

Dans nos tissus, nous avons des récepteurs appelés les nocicepteurs. Ils réagissent à des stimulus nocifs et potentiellement dangereux pour votre corps. Par exemple, si vous me marchez sur la main, des nocicepteurs mécaniques vont être sollicités. Ils vont transmettre un signal, un message de danger, qui va être transmis dans votre système nerveux jusqu’à votre cerveau. C’est ce qu’on appelle la voie ascendante. Pour la moduler, il existe une voie descendante. Elle va permettre de réguler les messages de dangers. C’est, entre autre, la voie de notre « anti-douleur » naturel, notamment favorisé lors de la pratique d’activité physique. Le fait de vivre ou de ne pas vivre une expérience douloureuse va être déterminée dans le cerveau. Pas de cerveau, pas de douleur. De nombreuses zones cérébrales (neuro-matrice) vont participer à une analyse rapide et multidimensionnelle. Cette analyse va prendre en compte les messages de dangers nociceptifs mais également d’autres facteurs primordiaux, comme le contexte dans lequel vous vous trouvez. C’est cet ensemble d’informations et son traitement par le cerveau qui va jouer un rôle dans le vécu ou non d’une expérience douloureuse.

Ce qui est primordial de comprendre, c’est qu’il faut bien séparer nociception (activation et transmission de signaux de dangers) et expérience douloureuse (vécu subjectif résultant d’une analyse d’informations) . La présence de l’un ne conditionne pas la présence de l’autre et vice-versa. Un exemple : avoir mal au dos ne signifie pas forcément que quelque chose est lésé. Cette simple explication a des implications potentiellement énormes dans la prise en charge du patient, notamment pour le rassurer et favoriser sa remise en mouvement.

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